samedi, novembre 02, 2002


Je me lève avec les paupières en feu. L'enfance blème sous la barbe poussée pendant le sommeil, sous ma chair amaigrie, se scrute avec la lumière fondue dans mes yeux consumés. Je finis ainsi dans le sombre incendie d'une jeunesse détournée de l'Éternité; je me brûle ainsi, il est inutile - si l'on y pense - d'être autrement, d'imposer des limites au désordre : c'est ainsi que m'entraine toujours plus frustre, avec un visage désséché dans son aspect d'enfance, vers un ordre calme et fou, le poids de mes jours perdus, en de muets instants de terreur...
PPP.
(je suis SURE que tu le reconnaitras..)

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